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 extrait de la pièce

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Noëlle
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Date d'inscription : 03/04/2006

MessageSujet: extrait de la pièce   Mar 14 Avr 2009 - 15:59

-- SCENE 2 --

Clara et Jerry

L’appartement de Clara d’un côté, l’appartement de Jerry de l’autre.

Clara est assise à une table. Elle trie les photos de l’album de Stéphanie en souriant et prend des notes sur une feuille en même temps.
Jerry est en train de chercher dans ses poches de pantalon, de blouson, puis dans son portefeuille un petit bout de papier qu’il finit par trouver. Il prend son téléphone et compose le numéro inscrit sur ce papier.
Le téléphone sonne chez Clara.

CLARA : Allô ?
JERRY : Oui, bonjour, c’est Jerry. Le mec super sympa que vous avez rencontré samedi dernier, vous savez, au Swing Club ! Vous vous rappelez de moi ?
CLARA : Ah, non. Je suis désolée, vous devez faire erreur.
JERRY : Mais si, le grand brun avec qui vous avez dansé la salsa, vous me remettez ?
CLARA : Non, je ne « remets » rien du tout, je ne vois pas du tout de quoi vous voulez parler.
JERRY : Allez, faites un effort, j’ai besoin de vous pour une affaire urgente. S’il vous plaît. Je sais qu’on était bourrés tous les deux et qu’on n’a que de vagues souvenirs de la soirée, mais…
CLARA : Ecoutez, je n’ai jamais mis les pieds au Swing Club, je ne sais pas danser la salsa, et je ne bois pas d’alcool si vous voulez tout savoir, alors désolée mais vous faites erreur sur la personne.
JERRY : Bon, j’ai dû me tromper en tapant le numéro alors. Excusez-moi mademoiselle. Bonne journée.
CLARA : Au revoir.
Ils raccrochent.
Jerry reprend son bout de papier et recompose le numéro avec attention. Ca sonne chez Clara. Elle décroche.
CLARA : Allô ?
JERRY : Oui, bonjour, c’est Jerry. Le mec super sympa que vous avez rencontré samedi dernier, vous savez, au Swing Club ! Vous vous rappelez de moi ?
Clara sourit pendant le baratin de Jerry.
CLARA : Non, désolée, monsieur, c’est encore moi.
JERRY, pour lui même : Ah, non, c’est bien ce que je pensais. J’ai dû mal noter son numéro, je suis foutu ! Reprenant : Vous êtes bien sûre que ce n’est pas vous ? A un moment vous avez demandé une cigarette à mon pote Gérard.
CLARA, qui s’impatiente : Oui, je suis sûre que c’est pas moi, oui ! Et vous savez quoi ? Je ne fume pas, non plus.
JERRY : Ah bon ? Vous ne fumez pas, vous ne buvez pas, vous ne dansez pas… Vous êtes bonne sœur ?
CLARA, piquée : Je n’ai pas dit que je ne dansais pas, j’ai dit que je ne dansais pas la salsa, je déteste la salsa ! C’est répétitif, c’est ennuyeux… Exactement comme vous, tiens ! Moi je fais du rock ! Ca bouge, ça vole, ça tourne… La salsa, c’est pour les mous du ciboulot, comme vous !
Elle raccroche. Il rappelle.
CLARA, agacée : Allô.
JERRY : Oui, bonjour, c’est Jerry. Le mec super sympa que vous avez rencontré samedi dernier, vous savez, au Swing Club ! Vous vous rappelez de moi ? Je vous ai appelée y’a trente secondes.
CLARA : Ce que vous êtes lourd.
JERRY : Bon, d’accord, les bonnes sœurs ne dansent pas le rock. Mais ne vous fâchez pas, je n’ai pas dit ça méchamment. C’est une expression, c’est tout.
CLARA : Que je sois fâchée ou pas, qu’est-ce que ça peut vous faire ? Vous ne me connaissez pas !
JERRY : Et alors ? Je n’aime pas me fâcher avec les gens. Je ne veux pas que vous gardiez un mauvais souvenir de cette conversation, voilà. Conversation que, personnellement, j’ai trouvée très agréable.
CLARA : Non mais qu’est-ce que c’est que ça ? Vous n’allez pas me draguer maintenant ?
JERRY : Mais pas du tout ! Seulement j’ai besoin d’un petit service.
CLARA : Ben voyons !
JERRY : Allez, un service !
CLARA : Vous continuez à me prendre pour sœur Térésa, c’est ça ? Je ne vous connais pas, alors maintenant vous allez me laisser tranquille.
JERRY : Oh, ça va ! Si on ne peut même plus demander un service à une vieille copine, maintenant !
CLARA : Non mais vous êtes complètement à la masse ! Je vous dis qu’on ne se connaît pas. Où vous avez vu qu’on était potes ?
JERRY : On ne se connaît pas, on ne se connaît pas… Qu’est-ce que vous en savez ? Si ça se trouve on était dans la même école et vous ne vous en rappelez pas ! Si ça se trouve on était en maternelle ensemble, et en réalité on se connaît depuis trente ans !
CLARA : Vous êtes si vieux que ça ?
JERRY : Heu… 20 ans, je voulais dire ! 20 ans ! Pourquoi, vous avez quel âge ?
CLARA : 27. Et vous ?
JERRY : Pareil.
CLARA : Menteur.
JERRY : D’accord. 29.
CLARA : Menteur.
JERRY : Bon, j’ai 32 ans, et alors ? C’est pas un crime !
CLARA : Et à 32 ans vous continuez à vous saouler le week-end et à courir les minettes en boîte de nuit ? Eh ben ! C’est triste !
JERRY : Non mais dites donc, vous vous prenez pour qui avec vos grands airs ? Vous, si à 27 ans vous êtes mariée avec cinq enfants, tant mieux pour vous ! De quel droit tu juges ma vie ? Gamine !
Il raccroche. Elle rappelle.
JERRY : Oui ?
CLARA : Oui, bonjour, c’est Betty. La fille super sympa que vous avez rencontrée samedi dernier, vous savez, au Swing Club !
JERRY, vexé : Et en plus elle se fout de moi ! Vous êtes vraiment une pauv’ fille.
Il raccroche. Il rappelle.
JERRY, criant : EN PLUS VOUS M’IMITEZ TRES MAL !
Il raccroche. Elle rappelle.
JERRY, nonchalant : Oui, allô ?
CLARA, embêtée : Bon, c’est moi…
JERRY, même jeu : Qui, moi ?
CLARA : Ben… Moi ! La fille que vous n’arrêtez pas d’appeler depuis tout à l’heure.
JERRY : Moi ? Je n’ai appelé personne, vous devez faire erreur, jeune fille.
CLARA : Bon, d’accord… (Elle s’apprête à raccrocher)
JERRY, sérieux : Pourquoi vous me rappelez ?
Un temps.
CLARA, reprenant les paroles de Jerry : Je n’aime pas me fâcher avec les gens.
JERRY, imitant Clara : Que je sois fâché ou pas, qu’est-ce que ça peut vous faire ? Vous ne me connaissez pas !
CLARA, imitant Jerry : Et alors ? Je ne veux pas que vous gardiez un mauvais souvenir de cette conversation.
Jerry secoue la tête en souriant.
JERRY : Vous êtes drôle !
CLARA, tendre : Vous aussi.
Un temps.
CLARA, reprenant : Alors, c’est quoi ce service ?
JERRY : Non, laissez tomber…
CLARA : Je vous ai rappelé pour ça, alors dites-moi ! Si je peux vous aider, après tout, pourquoi pas ?
JERRY : Non... Ca me gêne…
CLARA : Ca vous « gêne » ? Pourquoi ? Qu’est-ce qu’il y a ? Vous m’appelez d’un portable, vous êtes bloqué dans les toilettes à la gare Saint-Jean ?
JERRY : Très drôle.
CLARA : Ah ben faudrait savoir ! Tout à l’heure j’étais drôle…
JERRY : Eh ben je retire ce que j’ai dit, vous n’êtes pas drôle du tout.
CLARA : Tant pis alors ! Débrouillez-vous tout seul !
Elle raccroche. Elle attend mais il ne rappelle pas.
Elle continue à feuilleter l’album photo.
Jerry soupire, puis il prend un carnet répertoire et se remet à téléphoner.
JERRY : Salut Sandra, c’est Jerry. Oui, et toi ? Dis-moi, j’aurais besoin d’un petit service. Tu es là ce week-end ? Ah. Bon, tant pis. Oui, ben écoute, amuse-toi bien ! Bise à François ! Ciao !
Il reprend son carnet et appelle.
JERRY : Oui, Sophie ? Salut, c’est Jerry ! Allô ? Allô ?
Même chose.
JERRY : Hey, Nathalie, comment vas-tu ? Ouais, très bien et toi ? Dis moi, tu fais quoi ce week-end ? Ah tu es en Italie, là, pour trois semaines ? Ouh ben alors je vais pas m’attarder, hein, sinon je vais griller tout mon forfait ! Non, rien, comme ça, pour avoir des nouvelles ! Eh ben écoute, amuse-toi bien, hein ! Bonjour à Robert ! C’est ça ! Je lui dirai ! Aller, ciao !
Jerry continue ses conversations téléphoniques en muet.
Le téléphone sonne chez Clara. Elle décroche, persuadée que c’est Jerry. CLARA : Alors ce service ? Hein ? Ah, salut Steph ! Non, rien, je croyais que c’était quelqu’un d’autre. Alors ce mariage ? Oui. Oui, bien sûr. Ok, comme tu veux. Oui, ben rappelle-moi quand tu as fini, alors. Ok. A tout de suite.
Elle soupire, se rassoit à la table et regarde le téléphone. Elle commence à composer un numéro puis raccroche.
Jerry la rappelle.
CLARA : Oui, Steph ?
JERRY : Steph ? Heu, non, c’est Jerry.
CLARA, ravie : Ah, c’est vous ? Puis reprenant un ton agacé : Qu’est-ce que vous voulez, encore ?
JERRY : Il s’appelle Stéphane votre mari ?
CLARA : Mon mari ? Mais je ne suis pas mariée, pourquoi vous dites ça ?
JERRY, maussade : Bon, votre petit ami, alors. Steph ! Il s’appelle Stéphane c’est ça ?
CLARA, mentant : Steph… Stéphane, oui. Oui, c’est ça, mon copain s’appelle Stéphane.
JERRY : Ah. Bon. Et vous ? Je ne sais même pas votre prénom. Je suppose que « Betty » c’était une blague !
CLARA : Ben non, pourquoi ?
JERRY : Allez, c’est bon ! Betty, Jerry : c’était marrant, mais dites-moi votre vrai prénom ! Pause. S’il vous plaît, allez, c’est un secret ou quoi ?
CLARA : Mais puisque je vous dis que je m’appelle Betty !
JERRY, en riant : Allez, vous n’êtes pas crédible une seconde, là ! C’est ridicule ! Betty ! Personne ne s’appelle Betty !
Elle ne répond pas.
JERRY, inquiet : …Si ?
Elle raccroche vexée.
JERRY : Et merde !
Il raccroche. Il rappelle.
JERRY, gêné : Betty ! Ok ! Betty, alors ! Betty comme… Betty Boop ! Ah, ah, ah…
CLARA ironique, en le singeant : Jerry comme… Tom et Jerry !
Jerry soupire.
JERRY : Excusez-moi Betty. Vraiment. Je suis un idiot, un crétin. Betty, c’est très joli, ça sonne bien, c’est… mignon ! C’est adorable ! J’adore ! Betty ! Betty c’est… un nom de star, c’est… Hollywood ! Betty…
CLARA : Bon allez, je vous le dis ! Je m’appelle Clara.
JERRY : Quoi ?
CLARA, en le singeant : Voyons, Betty c’est pas crédible, c’est ridicule, personne s’appelle Betty !
JERRY : Vous êtes pourrie, vous m’avez fait marcher !
CLARA : Vous l’aviez mérité.
JERRY : Et moi je me traite d’idiot, et vous me laissez faire !
CLARA : Si ça vous a permis de retrouver un tout petit peu de lucidité, vous n’aurez pas tout perdu !
JERRY : Vous êtes vraiment une peste !
CLARA : Je ne vous ai rien demandé.
Silence. Ils font la tête, mais ne raccrochent pas.
JERRY : Bon, on arrête de se chercher ?
Silence.
Jerry repense à la scène et commence à rire.
JERRY : Betty ! Ah, vous m’avez bien eu ! Franchement je n’aurais pas fait mieux !
CLARA, retrouvant le sourire : Merci.
JERRY : Bon. Je peux vous le demander ce service ou pas ? Pause. C’est très important.
CLARA : Dites toujours, on ne sait jamais.
JERRY : J’ai besoin de…
CLARA : Oui ?
JERRY : C’est un peu gênant, je vous l’ai dit !
CLARA : Allez-y, vous avez besoin de… ?
JERRY : J’ai besoin d’une fille !
CLARA : D’une fille ?
JERRY : Oui, d’une fille. Pour être ma fiancée.
CLARA : Quoi ?
JERRY : Non mais juste pour un soir !
CLARA, outrée : Oh !
JERRY : Non, mais juste pour…
CLARA, sans s’arrêter : J’aurais dû m’en douter ! Un pervers désespéré ! C’est bien les mecs, ça ! Et moi qui pensais vous prêter du sel, du sucre, de la farine, ou même ma 106 ! Mais non ! Une fille pour un soir, non mais je rêve !
JERRY : Mais attendez, je ne vous ai pas expliqué pour quoi faire !
CLARA : Ouh, la, la ! Non, non, merci ! Je ne veux rien savoir du tout ! Si vous êtes en manque d’affection, adressez-vous à quelqu’un d’autre, parce que ce n’est pas du tout mon genre ! Et surtout ne m’appelez plus !
Elle raccroche. Il rappelle. Elle ne répond pas. Le répondeur se met en marche.
« Bonjour, c’est Clara. Je ne suis pas là, alors laissez-moi un message, même si c’est pas important ! »

JERRY : Pour qui vous me prenez ? Non mais franchement, qu’est-ce que vous croyez ? Que je veux vous mettre dans mon lit ? Sûrement pas ! Et surtout pas vous ! Mais bon, ça, le slogan : « tous les mecs sont des gros porcs », c’est bien un slogan de gamine de 27 ans, tiens ! Si vous avez l’esprit mal placé, eh ben tant pis pour vous, parce que moi non plus, c’est pas mon genre !
Il raccroche. Elle est troublée. Elle rappelle.
CLARA : C’est pour quoi que vous voulez une fille, alors ? Pour jouer à la belote ?
JERRY : Ah, c’est une idée, j’adore la belote, pas vous ?
CLARA : Vous pouvez être sérieux deux secondes ?
JERRY : Oui, bien sûr. Deux secondes, top chrono !
CLARA : Ce que vous êtes bête.
JERRY : Merci. Plus qu’une seconde.
CLARA : Bon, c’est quoi votre histoire de fiancée, là ?
Il soupire.
JERRY : Je suis dans la…
CLARA : Hu-hu, mais encore ?
JERRY : Voilà, je me suis fiancé il y a six mois.
CLARA : Félicitations.
JERRY : Mais ma fiancée m’a quitté deux mois après.
CLARA : Désolée.
JERRY : Le problème, c’est que ma mère arrive de Boston demain après-midi pour rencontrer ma fiancée et planifier le mariage.
CLARA : Ah.
JERRY : Je l’ai eue au téléphone le lendemain de la rupture. J’avais déjà du mal à parler, alors… je n’ai pas eu le courage de lui dire que Laure… que ma fiancée était partie. Pause. Elle habite en Californie, mais comme elle est en vacances à Boston cette semaine, elle en profite pour venir directement ici, et je n’ai nulle part où la joindre.
CLARA : Oui. Vous êtes dans la…
JERRY : C’est bien ce que je disais.
CLARA : Et vous voulez une fille pour jouer le rôle de votre fiancée devant votre mère.
JERRY : Oui.
CLARA : Demain !
JERRY : Oui.
CLARA : Eh ben, bon courage, hein !
JERRY : Vous ne voulez pas m’aider ?
CLARA : Je ne sais pas moi, vous n’avez pas une amie qui pourrait vous dépanner ?
JERRY : Il n’y a que deux ans que je suis ici. Je n’ai pas d’amis à proprement parler. Et puis ma fiancée était très possessive, très jalouse, je ne pouvais parler à personne, on ne sortait jamais… Sauf en boîte. Tous les jeudis ! Une boîte nulle en plus ! Le New James ! J’y allais pour lui faire plaisir. Je ne connais pas grand monde ici, en fait. Et surtout pas des filles ! J’ai une collègue de boulot mais elle a 50 ans.
CLARA : Mmm. Une amie d’enfance, je ne sais pas, moi !
JERRY : Mes amies d’enfance, ma mère les connaît. Et puis j’ai pas mal déménagé et je n’ai gardé de contact avec personne. Non, je vous promets, j’ai tout essayé ! La standardiste au boulot, la factrice, et même la caissière du Mac Do’, qui est à côté de chez moi !
Elle rit.
CLARA : Oui, ça on peut dire que c’est un acte désespéré !
JERRY : Il ne me reste que vous, une illustre inconnue avec qui je me suis disputé cinq fois en dix minutes !
Elle sourit.
JERRY : Je suis sorti en boîte samedi dernier pour essayer de brancher une fille et lui demander ce service. C’est idiot, je sais, mais…
CLARA : Et ça a marché ?
JERRY : Ben… J’en ai rencontré plusieurs, en fait. Je ne savais pas que les filles pouvaient être si entreprenantes ! J’étais désespéré mais je ne voulais quand même pas ramener une… hum, n’importe qui ! Finalement, j’ai discuté avec une fille sympa, jolie, intéressante. On a dansé, on a rigolé… Ca faisait longtemps que je n’avais pas rigolé comme ça. Je lui ai donné mon numéro, elle m’a donné le sien… mais je suis tombée sur vous.
CLARA : Malheureusement.
JERRY : Je n’ai pas dit ça.
CLARA : Mais vous le pensez.
JERRY : Qu’est-ce que vous en savez ? Non, je suis sûr que derrière cette petite carapace agressive, il y a un petit cœur d’or !
CLARA : Pff ! Vous dites ça pour que je vous aide !
JERRY : Non, j’ai juste remarqué que vous m’avez écouté, alors que vous me trouviez rustre, que vous m’avez rappelé, que vous essayez de trouver une solution pour moi…
CLARA : Mais comment voulez-vous qu’une fille qui ne vous connaît pas ait l’air crédible comme fiancée ? Que ce soit moi ou quelqu’un d’autre, ça ne règle pas le problème.
JERRY : Je sais, je sais, mais je vous assure que si vous faites ça pour moi je vous le revaudrai ! Je vous serai redevable toute ma vie ! Silence. Vous pourrez toujours compter sur moi !
Elle ne répond pas.
JERRY, suppliant : Je ferai tout ce que vous voudrez !
CLARA : Pff, c’est de la folie !
JERRY : C’est oui ?
CLARA : Je ne sais pas !
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